Pourquoi CELTA ?
Lundi 30 juin 2008J’ai eu un jour l’idée d’un lieu où l’on étudierait les musiques et les danses de Bretagne, d’Irlande, de Galice, et de toutes les contrées celtes.
Dans mon expérience de fiddler, au cours des nombreux fest-noz auxquels j’ai assistés, j’ai souvent entendu des danseurs se plaindre que tel ou tel musicien jouerait mieux s’il savait danser le morceau qu’il joue. Alors, je me suis dit que, dans mon école, chaque instrumentiste devrait maitriser la danse correspondante au morceau qu’il est en train d’étudier.
De même, je me souviens que mon maître de violon, Dominique Hoppenot, insistait sur le fait qu’on jouait mieux un morceau qu’on pouvait chanter; alors, dans mon école, le chant sera enseigné à tous (avec une initiation au breton, pourquoi pas…).
J’ai noté aussi qu’il est plus facile de se souvenir d’une mélodie qu’on apprend juste avec les oreilles ; alors, on évitera le recours aux partitions. Et comme beaucoup de ce patrimoine a à voir avec le sacré, le profane, la société, l’histoire, l’engagement, le symbolique, etc… j’imagine de remplacer les rébarbatifs cours de solfège par des séances de décryptage des musiques, évidemment sous l’angle “musical” mais aussi à travers ces aspects spécifiques.
Bien sûr, on y fera de la musique en groupe, on organisera des fest-noz (et aussi des fest-dez), on fera venir des artistes pour proposer des “Master-class”, on organisera des stages pour aborder des sujets spécifiques, et bien d’autres choses encore.
L’enseignement des instruments de musiques sera assuré par des professeurs attachés à l’école, mais sera dispensé en dehors des enseignements de l’école, sous forme de cours particulier ; ainsi, ce sera à chaque élève de gérer ses cours d’instrument avec son professeur.
Bien entendu, le lien entre l’école et les professeurs d’instrument sera permanent.
En effet, l’excellence dans la pratique instrumentale n’est pas le point essentiel des enseignements de l’école. Un grand nombre de ces musiques sont simples et nécessitent un plus grand travail de musicalité que de technique instrumentale.
Bien sûr, certains répertoires sont plus difficiles à jouer que d’autres et necéssitent plus d’agilité et donc d’heures de travail de l’instrument que d’autres.
C’est Cathy DORN qui assurera la partie “Danse”. Le Bagad KIZAVEL est d’ores et déjà partenaire de CELTA. D’autres collaborations viendront enrichir le staff.
Je ne manquerai pas de vous donner d’autres précisions dans les semaines qui viennent.
C’est tout pour ce soir, en tous cas,
Kénavo
Francois DRENO, directeur de CELTA